"Quand une oeuvre interloque le public ,le pari est réussi et l'artiste peut se sentir grandi"
Nous noussommmes rapprochés,de ce technocrate de l'art plastique des oeuvres de sa riche carrière et la piraterie donc il a été
victime.
Pouvez-vous vous présenter à l’ensemble de nos lecteurs ?
Cette question ma foi m’offre l’occasion de décliner mon identité aux frères africains.Pour tout vous dire ; je m’appelle Alain Messi Bidzanga, je suis artiste plasticien camerounais originaire de la région du centre-Cameroun.
Je suis né 20/10/1976 à Yaoundé, marié père d’un enfant.
En tant que réalisateur de la
statue implantée aux Bois Sainte Anastasie de Yaoundé, quel est le sentiment qui vous anime lorsqu'on sait que c'est plus de 5000 visiteurs qui contemplent votre joyau artistique par
semaine ?
J’éprouve à la fois un sentiment d’allégresse et de grande satisfaction ; car en fait, lorsqu’une œuvre d’art interloque le public ou crée une indignation en ce public, alors là, le pari est réussi et l’artiste peut à cet instant s’estimer grandi.
Que symbolise ce vieillard assis ?
La vieille pensée qui dit ; si jeunesse savait et si vieillesse pouvait.
Pouvez-vous nous parler de votre inspiration et de vos motivations?
Généralement mon inspiration émane de la nature morte et de la nature vivante, bref de tout ce qui m’entoure. Dans ce cas précis, j’essaie de suivre les pas du sculpteur français Rodin, dont je tiens comme idole. Tout simplement parce que Rodin mettait la morphologie humaine en exergue et refusait d’associer l’ordre au désordre comme le faisaient beaucoup d’artistes du ghautique à la renaissance. J’ai toujours qualifié son art, comme art de propreté.
Parlant de mes motivations, elles sont claires ; l’amour propre que je porte à l’art plastique et le fait de penser qu’un jour, si Dieu le veut, mes œuvres témoigneront de mon existence sur terre aux générations futures.
Il nous est revenu que vous êtes un artiste de dimension internationale. Parlez-nous un peu de vos œuvres à travers le monde et votre carrière ?
Pour la petite histoire, je me réserve d’employer une loquacité qui nuirait à beaucoup d’entre nous, y compris vos confrères amateurs de la presse privée qui ont tôt fait de balancer les diatribes en mon égard sans m’avoir consulté au préalable comme vous, vous le faite si bien.
Présentement je suis en Côte d’ivoire pour certains travaux d’art, je retournerai au pays dans si peu de temps, s’il plait à Dieu.
Je démarre ma carrière d’artiste plasticien en 1993 à l’institut de formation artistique de Mbalmayo Cameroun (IFA).
J’avais pour formateurs le maître Kutu (Zaïrois) en technique de modelage et armature, le maître Pascal Kenfack(Cam) en art abstrait, le maître Kouam Tawadje(Cam) en peinture, puis des Italiens comme Mantegaza Walter et Bianca en géométrie descriptive, Mathématiques, physique-chimie, dessin à vue, histoire de l’art.
Je pars de l’IFA en 1996 comme un vase presque plein, couronné de deux titres nationaux Camerounais pour le Sénégal perfectionner ma technique de moulage et je retourne au Cameroun en 1997.
Dans mon actif ; je suis lauréat du concours d’art national camerounais de 1995 et lauréat du concours d’art national Camerounais de 1996 organisé par les CPS (Mbalmayo-Cameroun).
J’ai participé à quelques expositions d’arts plastiques au Sénégal, Nigéria puis en Côte d’Ivoire.
Je suis enfin le réalisateur de la statue du Bois Sainte Anastasie de Yaoundé.
Quels sont vos projets pour la promotion de l’art plastique en Afrique ?
Je pense, c’est à nos imminents professeurs d’art plastique, Pascal Kenfack et Kouam Tawadje que revient cette question.
Vos rapports avec le ministère camerounais de la culture…
Quels commentaires faites-vous de la place qu’on accorde à l’art plastique en Afrique en général et au Cameroun en particulier ?
Vous m’excuserez, je suis de ceux qui pensent qu’un jour viendra où ce que l’on juge pour vrai aujourd’hui, sera jugé pour faux demain car, l’essence même de notre existence est fondée sur l’art plastique (la découverte des irogliffes en Egypte par des archéologues qui témoigne notre existence passée). Mais alors cet art plastique, témoin de notre histoire est relégué au second plan, que se soit en Afrique en général, qu’au Cameroun en particulier.
Quand on parle de piraterie on voit immédiatement l’art musical. Qu’en est-il de l’art plastique ?
En toute honnêteté, ces jeunes qui veulent faire carrière dans l’art plastique doivent au préalable avoir compris une véracité : qui veut qu’en Afrique en général, l’artisanat nourrisse son homme mais pas l’art plastique.
Qu’ils s’imprègnent au moins du vécu de nos grands maîtres d’art plastique.
De plus, dans la vie, il y a ce que l’on appelle ; le faisable et le souhaitable.
S’ils disposent des aptitudes leur permettant de faire l’art plastique, qu’ils s’engagent mais prudence, le chemin leur sera bien long et torpilleur car ; l’artiste plasticien est considéré comme un paria dans la société africaine de nos jours.
Il y en aura parmi eux, qui feront fausse route en se rangeant dans l’artisanat pour pouvoir joindre les deux bouts. Bref qu’ils assument les conséquences de leur choix ; c’est un engagement.
Propos recueillis par Marcien ESSIMI
LE CAMEROUN FORTEMENT IMPLIQUE
Cela s'est traduit dans les faits.le Premier ministre Philemon Yang aprésidé la cérémonie ded'ouverture decet évènement qui a été placé cette année sous le
thème :"Intégrationde la propriété intellectuuelle dans les politiques et programmes de dévéloppement des Etats membres."
" E nsemble, faisons de la propriété intellectuelle le moteur de la croissance économique dans nos Etats."Voilà l'unique message que partage à l'unaniminité
les 16 Etats membres que compte l'Organisation Africaine de la Propriété intelletuelle (OAPI). Et les objectifs majeurs de cette édition ont été axés sur le dévéloppement de notoriété de
l'OAPI, la sensibilisation sur la propriété intéllectuelle , l'encouragement des créateurs à protéger leurs oeuvres et la célébration de la créativité , la contribution des innovateurs au
developpement de la société dans les Etats membres.Cet évènement qui connaît aujourd'hui comme par le passé la forte implication des innovateurs des créateurs , des artisans , des commerçants et
des nombreux partenaires tels que les ministères de tutelle , les grandes écoles d'Etat, les mandataires agréés auprès de l'OAPI ,du GICAM et des sociétés de gestion collective des droits
d'auteur.
Dans son intervention, le premier ministre camerounais Phillemon YANG a réaffirmé le soutien du gouvernement .Pour lui, les pouvoirs publics
sont déterminés à promouvoir les valeurs positives en Afrique. Quant au directeur de l'OAPI qui n'a pas manqué à saluer les efforts du gouvernement camerounais , il s'est agit pour lui non
seulement de rappeler aux uns le rôle de cette auguste institution , mais aussi à inciter les autres à sécuriser leurs oeuvres.Outre les missions de l'OAPI qu'on peut retrouver dans le site
www.oapi.int, notons que son rôle est de protéger les marques de produits et des services , les brevets d'invention, les modèles d'utilité, les nons
commerciaux, les dessins et modèls industriels, les indications géographiques et les obtentions végétales.Pour tout dire cet évènement qui s'achève le 13 septembre par une soirée de gala qui
s'annonce grandiose est ponctué par les journées d'informations , les activités sportives, les caravanes mobiles ,les conférences débats et une table ronde a la CRTV afin que tout le monde puisse
comprende le concept de le propriété intéllectuelle qui est le lévier de la croissance économique en Afrique.
Marcien ESSIMI
(00237) 74 81 01 51
Quand une œuvre d’art devient le point de chute des visiteurs aux Bois Sainte Anastasie
Depuis son inauguration le 21décembre2007 par le président de la République du Cameroun Paul Biya, ce milieu paradisiaque conçu par l'hydrau-aménageur Gilbert Tsimi Evouna, est devenu lepremier pôle d'attaraction de Yaoundé grâce à la statue "le Penseur". A ce jour,on enregistre enmoyenne6.000 touristes nationaux et internationaux par semaine.
I l a fallu du temps. Tellement du temps. Aussi du talent et beaucoup d’ingéniosité à Alain Messi Bidzanga , artiste plasticien pour ajouter un charme de plus au Bois Sainte Anastasie en réalisant ce joyau artistique . Cette statue assez évocatrice constitue d’après certains observateurs le principal charme de ce parc situé au carrefour WARDA, à quelques encablures du Palais des Sports de Yaoundé. La preuve. Selon l’un des responsables et quelques photographe de ce parc, 70% des visiteurs ne sortent de ce milieu sans toute fois admirer « le penseur » qui symbolise la sagesse.
Parmi les autres charmes : on parle aussi de vraie cuisine
En dehors de la rivière EKOZOA qu’on peut voir traverser cet espace qui fait la fierté de la ville aux 7 collines, on trouve ici d’autres charmes irrésistibles. A savoir : un stationnement bien fourni, un étang piscicole une Ile d’Amour, et un site photo. Un jardin à l’anglaise, une boutique horticole et des salles de fête racées ne sont pas oubliés. Et à côté du poste de police qui assure la sécurité des visiteurs on parle aussi d’un service de qualité et d’une vraie cuisine offerte par l’équipe des professionnels du snack-bar et du restaurant gastronomique avec ses mets africains et européens richement variés aux odeurs alléchantes.
Marcien ESSIMI
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||